On les imagine souvent comme un simple problème “dégoûtant”. En réalité, les cafards (ou blattes) sont surtout un risque sanitaire, un facteur d’allergies, et un signe que l’infestation peut s’aggraver très vite. Le plus gros piège ? Attendre, en pensant que “ça va passer” ou qu’un spray du commerce suffit. Spoiler : ça ne suffit presque jamais.
Pourquoi les cafards sont dangereux ?
Ils transportent des microbes
Les cafards se déplacent dans des zones sales (canalisations, vide-ordures, locaux poubelles, gaines techniques), puis circulent sur vos plans de travail, dans les placards et autour de la nourriture. Ils peuvent ainsi disséminer des bactéries sur les surfaces et les aliments.
Ils aggravent les allergies et l’asthme
Leurs déjections, leurs mues et les particules de leur corps se mélangent à la poussière. Résultat : irritations, rhinites, crises d’asthme, surtout chez les enfants et les personnes sensibles. Dans certains logements, c’est même l’un des déclencheurs majeurs d’asthme.
Ils contaminent la nourriture
Ils adorent les aliments (sucrés, gras, amidonnés), mais aussi les miettes invisibles, les restes, ou les sacs poubelles. En plus des salissures, ils laissent une odeur persistante et peuvent rendre certains aliments impropres à la consommation.
Ils se multiplient à une vitesse impressionnante
Une petite présence aujourd’hui peut devenir une infestation en quelques semaines. Les œufs sont protégés, les cafards se cachent très bien (fissures, derrière le frigo, sous l’évier, prises, plinthes), et ils sortent surtout la nuit : quand on en voit un en plein jour, c’est souvent que la colonie est déjà bien installée.
Pourquoi les traiter rapidement (et correctement) ?
Plus on attend, plus c’est difficile… et coûteux
Une infestation récente se traite plus facilement. Quand la colonie s’installe dans plusieurs pièces (ou plusieurs appartements), il faut des passages, une stratégie, et parfois une intervention coordonnée.
Les solutions “à l’aveugle” empirent parfois le problème
Le spray “one shot” peut tuer quelques individus visibles, mais il a deux effets pervers :
- il ne touche pas le cœur de l’infestation (nids, œufs, cachettes),
- il peut disperser les cafards plus loin dans le logement (ou chez les voisins), ce qui complique tout.
Un vrai traitement vise la colonie, pas seulement les individus
Le principe efficace, c’est d’atteindre les zones de passage et de nourrissage, et d’utiliser des méthodes qui se propagent au sein de la colonie (par exemple les gels/appâts adaptés), avec un suivi.
Les signes qui doivent alerter
- Cafards visibles la nuit (cuisine / salle de bain), et pire : en journée
- Petites crottes noires (comme du poivre moulu) dans les tiroirs, sous l’évier
- Odeur “rance / huileuse” inhabituelle
- Mues (petites peaux) ou œufs (capsules) dans les recoins
- Traces sombres le long des plinthes, charnières, derrière les appareils
Ce que tu peux faire tout de suite (avant/pendant le traitement)
Ces gestes ne remplacent pas un traitement, mais ils le rendent beaucoup plus efficace :
- Zéro nourriture accessible : boîtes hermétiques, rien sur le plan de travail, gamelles d’animaux la nuit
- Nettoyage ciblé : graisse (hotte, derrière cuisinière), dessous du frigo, miettes, poubelles fermées
- Réduire l’eau disponible : éponge essorée, pas d’eau stagnante, fuite sous évier réparée
- Boucher les accès : joints, fissures, plinthes, passages de tuyaux (mastic)
- Désencombrer : moins de cartons, moins de cachettes
Pourquoi faire appel à un professionnel est souvent la meilleure option ?
Un pro ne fait pas “juste pulvériser”. Il :
- identifie l’espèce (blatte germanique, orientale, etc.) et ses habitudes,
- cible les zones critiques (points chauds, voies de circulation),
- applique une stratégie (gel/appâts/traitement adapté + suivi),
- donne des consignes simples pour éviter la récidive,
- et surtout : traite la colonie à la source, pas les symptômes.
En résumé
Les cafards, ce n’est pas qu’un problème d’image ou de confort : c’est un risque d’hygiène, un déclencheur d’allergies, et un envahisseur qui se multiplie très vite. La bonne décision, c’est d’agir dès les premiers signes avec une méthode ciblée, et de combiner traitement + mesures d’hygiène + prévention.
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