Chenilles processionnaires : un danger sous-estimé… et pourquoi il faut les traiter ?

Publié le 29 décembre 2025 à 19:48

Chaque année, elles reviennent. On les repère souvent trop tard, quand les nids apparaissent dans les pins ou les chênes, ou pire : quand un chien s’approche d’une “procession” au sol. Les chenilles processionnaires ne sont pas seulement un désagrément saisonnier : elles représentent un risque réel pour la santé humaine, les animaux et les arbres. Et plus on attend, plus le traitement devient compliqué.

C’est quoi, une chenille processionnaire ?

On appelle “chenilles processionnaires” deux espèces principales :

  • La processionnaire du pin (très fréquente dans de nombreuses régions)
  • La processionnaire du chêne

Leur particularité : elles se déplacent en file indienne (la fameuse procession) et possèdent des poils urticants qui se détachent très facilement. Ces poils, invisibles à l’œil nu, peuvent être transportés par le vent et rester actifs un bon moment dans l’environnement.

Pourquoi est-ce dangereux ?

1) Un risque pour l’humain

Les poils urticants peuvent provoquer :

  • Démangeaisons intenses, plaques, rougeurs
  • Irritations des yeux (conjonctivite, douleurs, larmoiements)
  • Atteintes respiratoires (gorge qui gratte, toux, gêne, parfois réactions plus fortes chez les personnes sensibles)
  • Réactions allergiques plus marquées chez certaines personnes

Et le piège, c’est que le contact peut être indirect : un jardin, une terrasse, un vêtement, un linge dehors… les poils peuvent se déposer partout.

2) Un danger majeur pour les animaux (surtout les chiens)

Chez les chiens, l’approche d’une procession ou le fait de renifler/lécher peut entraîner :

  • Forte inflammation de la bouche et de la langue
  • Salivation, vomissements, détresse respiratoire
  • Dans les cas graves : nécrose de la langue et urgence vétérinaire

👉 Si tu suspectes un contact : urgence vétérinaire immédiate (ne pas attendre “de voir si ça passe”).

3) Un impact sur les arbres

Les chenilles se nourrissent des aiguilles/feuilles. Une infestation répétée peut :

  • Affaiblir l’arbre
  • Favoriser les maladies et parasites
  • Réduire la croissance et la résistance aux stress (sécheresse, chaleur, etc.)

Pourquoi il faut les traiter (et ne pas attendre)

Traiter les chenilles processionnaires, ce n’est pas “faire joli” : c’est réduire un risque sanitaire.

Moins il y en a, moins il y a de poils urticants

Même après leur passage, les poils peuvent rester dans l’environnement. Limiter l’infestation, c’est limiter la contamination de la zone.

Éviter la phase la plus risquée : la descente au sol

Quand les chenilles quittent l’arbre en procession, les risques explosent : contacts avec les enfants, animaux, passants, tondeuse, etc.

Prévenir plutôt que subir

Plus on intervient tôt, plus les solutions sont simples et efficaces. Une fois que l’infestation est installée, les interventions deviennent plus techniques (et parfois plus coûteuses).

Quelles solutions existent ?

Il n’y a pas UNE solution universelle : on choisit selon la saison, l’espèce, la hauteur des arbres, l’accessibilité et le niveau d’infestation.

1) Écopiégeage (piège sur le tronc)

Principe : intercepter les chenilles lors de leur descente et les diriger vers un sac collecteur.

  • Très utile pour protéger la zone au sol
  • Solution souvent appréciée dans les jardins avec animaux

2) Destruction / retrait des nids (selon accès et sécurité)

Quand c’est possible et sécurisé, retirer ou neutraliser les nids permet de réduire rapidement la population.
⚠️ Cela demande des précautions strictes : les poils sont extrêmement irritants.

3) Traitements biologiques (selon période)

Certains traitements ciblent les jeunes chenilles, au bon moment, afin de réduire l’infestation sans interventions lourdes.

4) Prévention et suivi

  • Surveiller l’apparition de nids
  • Installer des dispositifs au bon moment
  • Agir dès les premiers signes

👉 Le plus efficace est souvent une stratégie combinée : prévention + piégeage + intervention ciblée.

Les erreurs fréquentes à éviter

  • Balayer/écraser une procession : tu disperses encore plus de poils.
  • Tondre autour d’une zone contaminée : la tondeuse peut projeter des poils.
  • Brûler sans maîtrise ou manipuler sans protection : risque important.
  • Attendre “que ça passe” : elles reviennent, souvent plus nombreuses.

Quand faut-il agir ?

Le bon timing dépend de l’espèce et de la météo, mais la règle est simple :

  • Dès l’apparition des nids ou des premiers signes
  • Avant la descente au sol, quand c’est possible
  • Et en prévention si la zone est connue pour être touchée

Si tu as des enfants, des animaux, ou un passage fréquent sous les arbres : mieux vaut intervenir sans tarder.

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